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jeudi 7 novembre 2013

Reboot - Tome 1

(lu en vo)
Éditeur Français : Le Masque, Collection MSK. Sortie potentiellement prévue pour Février 2014 (source)
Recommandation : Aux fans de Divergent

Il y a cinq ans, Wren Connolly a été touchée par trois balles au torax. Après 178 minutes elle est revenue en tant que Reboot : plus forte, plus rapide, capable de guérir, et moins émotionnelle. Au plus les Reboot restent mort, au moins ils sont encore humains lors de leur retour. Wren 178 est le Reboot le plus mortel de la République du Texas. Maintenant âgée de dix-sept ans, elle sert comme soldat pour la HARC (Corporation de l'Avancement Humain et de la Repopulation).

La partie du travail préférée de Wren c'est entraîner les nouveaux Reboots, mais son dernier arrivé est le pire qu'elle n'ai jamais vu. Etant un 22, Callum Reyes est pratiquement humain. Ses réflexes sont trop lents, il pose toujours trop de questions, et son sourire présent en toutes circonstances fout les jetons à Wren. Cependant il y a quelque chose de spécial chez lui qu'elle ne peut ignorer. Lorsque Callum refuse de suivre un ordre, une dernière chance est donnée à Wren pour le faire rentrer dans le droit chemin ou alors elle devra l'éliminer. Wren n'a jamais désobéi auparavant et sait que dans le cas contraire elle sera éliminée elle aussi. Mais elle ne s'est jamais autant sentie en vie qu'auprès de Callum.

Le parfait petit soldat en a fini avec les ordres.
(Traduction perso)

Mon avis : 

He had been willing to die because he refused to take a life. But me, I contemplated shooting everyone. 

Ce à quoi je m'attendais avec Reboot ? Des zombies et un monde post-apocalyptique. Ce que Reboot s'est avéré être ? Une dystopie sans zombies à l'atmosphère étrangement semblable à Divergent de Veronica Roth. J'étais donc, une fois de plus, loin du compte !

Dans le monde qui nous être présenté dans Reboot, un virus particulièrement virulent a décimé une bonne partie de la population et a crée un vrai climat d'insécurité et de paranoïa parmi les survivants. Particulièrement car, chez les jeunes sujets, si le virus ne tue pas il donne la capacité de revenir à une certaine forme de vie après la mort. Ces jeunes gens reviennent améliorés : plus forts, plus résistants, avec une capacité régénérative impressionnante. Au plus long leur temps de réveil est, au plus leurs capacités sont décuplées. Cependant il y a un effet négatif à ces avantages et c'est bien ce qui met la population dans une telle fébrilité : les Reboots perdent tout contact avec leurs émotions. Au plus leur temps de réveil fut important, au moins leurs émotions semblent développées. Ils sont donc craints des humains lambda et maintenus dans des instituts gouvernementaux qui les utilisent en tant que super armée. Il ne faut cependant pas confondre les Reboots avec des zombies. Il y a de nombreuses subtilités qui les différencient, et notamment le fait que les Reboots gardent toujours leurs fonctions cérébrales et continuent à évoluer et vieillir. Ainsi si le résumé peut laisser penser à un énième livre sur les zombies, ce n'est pas le cas et les "créatures" en sont grosso modo plutôt différentes à l'origine.

Notre héroïne, Wren, est donc un de ces fameux supers Reboots et est revenue à la vie 178 minutes après sa mort; on comprend cependant assez rapidement dans le roman que ce chiffre est particulièrement élevé et semble même être un événement unique. Cette dernière est d'ailleurs plutôt intéressante à suivre puisqu'elle nous permet d'être complètement immergé dans le monde Reboot et ses subtilités. J'avais un peu peur de ce que cela donnerait de suivre une Reboot au nombre si élevé, puisqu'on nous préviens dès le résumé que les émotions sont plus qu’éparses chez les Reboots de haut niveau, mais on se rend assez rapidement compte que les émotions sont toujours bel et bien présentes quel que soit le nombre. Wren ne sait simplement pas les interpréter et ne les prend même pas réellement en compte. Elle garde malgré tout un côté assez froid qui crée une certaine distance avec le lecteur. De ce fait le protagoniste principal masculin, Callum, est beaucoup plus agréable et facile à apprécier de par son nombre peu élevé. Le jeune homme s'avère être un Reboot plutôt faible, puisqu'il s'est réveillé après seulement 22 minutes, ce qui le rend bien plus humain et "vivant". Sa curiosité, son humour, ses joies, et ses tiraillement, n'apportent donc que du positif à son personnage qui contrebalance merveilleusement Wren. Si cette dernière garde d'ailleurs un côté tranchant sans cesse sur le fil du rasoir, elle évolue énormément au contact de son élève et apprend peu à peu à reprendre contact avec son propre côté humain.

La dystopie reste quant à elle assez basique. Nous faisons ici face à une société répressive à la dérive, à des rebelles et une résistance vivant en marge de la société que nos personnages ont toujours connue. L'originalité repose donc quasi exclusivement sur les Reboots qui sont le vrai point innovant et intéressant du roman. Malgré ce que l'on sait, il est vite mit en évidence que beaucoup de zones d'ombres entourent ce que le gouvernement fait d'eux et leur existence même.

Reboot est donc un bon premier tome qui comme souvent dans les dystopies sert à mettre en place les personnages et le décor. Comme je l'ai souligné en début de chronique l'atmosphère n'est d'ailleurs pas sans rappeler le premier tome de la série Divergent, à la différence près que nous suivons l'entrainement du point de vue de l'instructeur puisque la narratrice s'avère ici être l'éducateur et non l'élève. C'est personnellement une ambiance qui me plait beaucoup, tout en exaltation et défis, cependant si vous aviez eu du mal avec Divergent, vous risquez d'avoir le même sentiment avec Reboot.

Pour conclure je dirais que si Reboot ne révolutionne définitivement pas la dystopie, cela reste un roman où les codes inhérents au genre sont bien exploités et avec assez de zones d'ombres et de questions pour que l'on est envie de suivre la trilogie complète avec intérêt.

Note : ★★★★☆

10 commentaires:

  1. Réponses
    1. Toutes les infos sont dans l'article ^^

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  2. Aah, j'avais peur que ce soit un livre avec des zombies (j'aime pas trop ça), mais ton avis me rassure ! Du coup j'ai vraiment envie de le lire maintenant ! (à voir si j'attends la sortie VF où si je me le prends en VO)
    xxx

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    1. J'aime pas trop les zombies non plus donc je te rassure, c'est bien différent :)
      J'espère qu'il te plaira si tu le lis, que ce soit en VF ou VF <3
      xxx

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    2. QUOI VOUS AIMEZ PAS LES ZOMBIES ?! Ca veut dire que vous n'aimez pas mon roman T.T

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    3. Ça veut surtout dire que tu as la lourde de tache de nous faire aimer les zombies ! (je te met si peu la pression une fois encore :P)

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  3. Ca me fait un peu penser à Robocop, lol.
    Je vais sans doute guetter la sortie VF, il me tente bien.

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    1. Ah ? Je fais pas forcément le rapprochement je t'avouerais ^^
      C'est une lecture très sympa :)

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  4. J'attendrais la sortie MSK pour le lire je pense... Et encore je ne suis pas sûre :/
    Ta chronique est bien mais je n'arrive pas à savoir si j'aimerais vraiment. Pourtant des dystopies j'en lis à la pelle mais tu écris que ce n'est pas hyper novateur. Donc j'ai peur de faire une overdose du genre haha.

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    1. Je comprend ce que tu veux dire, et je pense que c'est un livre qui pourrait entrer dans la catégorie overdose. Sans rien spoiler, on a encore une fois de plus droit au schéma basique société répressive - rebelles à l'extérieur - fuite des personnages principaux vers cet extérieur. C'est vrai qu'à force ça devient un peu rébarbatif (et c'est d'ailleurs en partie pour ça que le livre ne fut pas un coup de cœur).

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